Selon les estimations actuelles, il y aurait au Canada 435 000 personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer ou d'une affection connexe. Par ailleurs, plus de 52 pour cent de la population connaît quelqu'un qui en est atteint. Même si la recherche a fait beaucoup de progrès au cours des dernières années, la cause et le moyen de guérir la maladie d'Alzheimer restent inconnus.
Il n'existe actuellement aucun traitement qui permette d'arrêter ou de renverser l'évolution de la maladie d'Alzheimer. Toutefois, il existe maintenant des médicaments qui en traitent certains symptômes.
Les scientifiques, qui mènent de plus en plus de recherches dans ce domaine, sont d'avis que la maladie est due à de multiples facteurs. Si on veut un jour trouver un remède, il faut poursuivre les recherches afin qu'on détermine les causes de cette maladie. Les chercheurs québécois sont des chefs de file dans le domaine de l'Alzheimer et les progrès actuels laissent entrevoir de l'espoir.
La maladie d'Alzheimer est une maladie progressive du cerveau. Les deux caractéristiques de la maladie d'Alzheimer sont les plaques névritiques et les écheveaux neurofibrillaires. Les plaques contiennent une protéine appelée bêta amyloïde et les écheveaux contiennent une protéine appelée tau. Depuis la découverte de la maladie d'Alzheimer en 1906, ces deux caractéristiques ont fait l'objet de recherches scientifiques visant à comprendre les causes de la détérioration des cellules cérébrales.
L'âge - L'étude canadienne sur la santé et le vieillissement (ÉCSV), phase 1 et 2, donne des preuves appuyant l'hypothèse de vieillissement comme facteur de risque pour la maladie d'Alzheimer.
Antécédents familiaux - Selon la recherche, les membres d'une famille déjà touchée par la maladie d'Alzheimer (un parent, un frère, ou une soeur) courent plus de risques de développer la maladie que les membres d'une autre famille.
Scolarité - Plusieurs études montrent que le risque de développer la maladie d'Alzheimer est plus élevé chez les personnes dont le niveau de scolarité est inférieur à six ans.
Blessures à la tête - Selon quelques études, les personnes ayant perdu connaissance suite à une blessure à la tête risquent davantage de développer la maladie d'Alzheimer.
Syndrome de Down - Après l'âge de 40 ans, presque toutes les personnes atteintes de trisomie subissent des transformations dans leurs cellules cérébrales semblables à celles de la maladie d'Alzheimer.
La déficience cognitive légère - Se caractérise par des troubles de la mémoire, mais sans les autres symptômes d'ordre cognitif (par exemple en ce qui a trait à l'élocution, au jugement, aux problèmes de modification de la personnalité ou de comportement) qui affectent le fonctionnement quotidien de la personne. Plusieurs études montrent que les personnes atteintes de troubles cognitifs légers développent la maladie d'Alzheimer à un rythme de 10 à 15 pour cent par année. Les chercheurs s'intéressent à la relation entre ce trouble cognitif et sa gradation jusqu'au premier stade de la maladie d'Alzheimer.
Inflammation cérébrale - Les chercheurs notent des signes d'inflammation dans les cellules cérébrales des personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer. Parfois, l'inflammation est une réponse normale du système immunitaire en réponse à une blessure ou à une maladie, mais l'inflammation chronique au cerveau peut causer des dommages. Ainsi, l'inflammation au cerveau peut contribuer à la détérioration des cellules nerveuses. La recherche se poursuit sur les médicaments anti-inflammatoires non-stéroïdien conçus pour alléger les symptômes.
Homocystéine - Les personnes qui ont des niveaux élevés d'homocystéine dans le sang courent un risque plus élevé de développer la maladie d'Alzheimer. Les chercheurs s'intéressent au lien, s'il existe, entre la maladie d'Alzheimer et l'homocystéine, puisque l'augmentation de la consommation d'acide folique et de vitamines B6 et B12 peut en réduire la forte teneur.
Facteurs de risque vasculaire - Les chercheurs étudient les facteurs de risque de la maladie vasculaire en relation avec la maladie d'Alzheimer. En maîtrisant l'hypertension artérielle et les taux élevés de cholestérol, il est possible de réduire le risque d'une attaque d'apoplexie et de retarder, ou prévenir la maladie d'Alzheimer. Les agents permettant de réduire le taux de cholestérol, comme les statines, font l'objet de recherche actuellement.
Mode de vie - Les chercheurs étudient présentement le rôle possible joué par le vin, le café et le régime alimentaire dans la réduction du risque de développer la maladie d'Alzheimer.
Activités de stimulation mentale - Selon les recherches préliminaires, les personnes qui stimulent quotidiennement leur intellect avec de la lecture, des mots-croisés ou des jeux de cartes réduisent le risque de développer la maladie d'Alzheimer. Il est nécessaire de poursuivre la recherche dans ce domaine.
L'activité physique - Selon les données récentes de l'ÉCSV-2, il existe un lien entre l'exercice physique quotidien et la réduction du risque de développer la maladie d'Alzheimer. Ces informations corroborent d'autres études antérieures montrant que l'exercice favorise les fonctions cognitives. Il s'agit d'une découverte importante puisqu'elle permet de mettre en place une stratégie sûre et praticable pour aider à prévenir la maladie d'Alzheimer et plusieurs autres troubles chroniques.
Les chercheurs examinent les facteurs de risque génétiques associés à la maladie d'Alzheimer afin de déterminer leur interaction entre eux et avec d'autres facteurs de risque comme le mode de vie et l'environnement.
Des chercheurs ont découvert qu'une mutation spécifique du gène de l'apolipoprotéine E (appelé E4) est associé à un risque accru de développer la maladie d'Alzheimer et à un début de la maladie à un plus jeune âge (moins de 70 ans). Par lui même, le gène E4 ne permet pas de pronostiquer la maladie d'Alzheimer, mais il peut être utile pour confirmer le diagnostic. Il faut noter que l'absence du gène E4 réduit le risque de la maladie d'Alzheimer.
Les chercheurs s'intéressent à d'autres facteurs qui augmentent le risque de développer la maladie d'Alzheimer par leur action réciproque avec l'APOE4. Par exemple, selon les dernières études, le risque de développer la maladie d'Alzheimer chez les personnes porteuses du gène APOE4 qui consomment une grande quantité de calories et de matières grasses est plus élevé que chez les personnes dont le régime alimentaire est équilibré.
Les recherches récentes ont identifié le gène préséniline 1 sur le chromosome 14 et le gène préséniline 2 sur le chromosome 1. Les deux gènes donnent un signe annonciateur inquiétant de la maladie d'Alzheimer à début précoce.
Selon les recherches préliminaires, des marqueurs sur le chromosome 10 et le chromosome 12 pourraient être reliés à la maladie d'Alzheimer à début tardif.
Les chercheurs travaillent également à mettre au point des méthodes d'analyse plus précises et plus raffinées qui permettraient de poser un diagnostic précoce. Les recherches dans ce domaine examinent les liens entre les modifications structurelles ou fonctionnelles du cerveau et les modifications dans les facultés mentales et les comportements. Elles examinent également les répercussions d'une blessure ou d'une maladie localisée dans une région du cerveau sur les facultés mentales et les comportements. La mise au point de méthodes de neuro-imagerie perfectionnées et d'analyses neuropsychologiques subtiles a contribué à des progrès importants dans ce domaine.
De plus, la recherche se tourne également sur l'analyse du sang et de l'urine pour aider à établir un diagnostic précoce de la maladie.
Recherche sur la pharmacothérapie et les traitements de la maladie d'Alzheimer
En ce moment, trois inhibiteurs de cholinestérase sont approuvés au Canada pour traiter les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer dans les stades légers et modérés. En diminuant l'activité d'une enzyme qui décompose l'acétylcholine, les inhibiteurs de cholinestérase permettent d'augmenter les niveaux d'acétylcholine et l'amélioration des fonctions cérébrales. Des recherches récentes montrent que ces médicaments contribuent à améliorer les aspects non-cognitifs, dont le comportement. Ces médicaments ne guérissent pas la maladie et ne permettent pas d'enrayer la progression sous-jacente d'ordre cognitif.
La recherche se poursuit sur les inhibiteurs de cholinestérase approuvés afin de déterminer leur efficacité sur la maladie d'Alzheimer à son stade avancé.
Des essais cliniques se poursuivent également sur les inhibiteurs de cholinestérase en combinaison avec d'autres médicaments, afin de déterminer s'il est possible d'accroître l'efficacité du traitement des symptômes de la maladie.
Les cellules endommagées par la maladie d'Alzheimer libèrent des quantités excessives de glutamate, ce qui entraîne une surexposition au calcium et mène à la dégénération cellulaire. Les récepteurs NMDA pourraient jouer un rôle vital en bloquant le glutamate. La mémantine, qui est un récepteur NMDA, fait présentement l'objet d'essais cliniques en Amérique du Nord et au Royaume-Uni pour déterminer son efficacité aux stades avancés de la maladie d'Alzheimer.
Des enzymes du nom de bêta-sécrétase et gamma-sécrétase produisent la protéine amyloïde qui peut contribuer à la formation de plaques bêta-amyloïdes. Des médicaments qui inhibent ces enzymes sont maintenant au stade des essais cliniques.
Les chercheurs découvrent des méthodes pour activer les cellules du cerveau autres que les neurones, du nom de microglia, dont la fonction est d'éliminer l'amyloïde et de prévenir l'accumulation de plaques.
Même si les essais sur le vaccin anti-amyloïde AN-1792 ont été interrompus en 2002, les scientifiques poursuivent leur recherche sur une réponse immunitaire permettant d'éliminer les plaques amyloïdes.
Le cerveau des personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer subit une dégénérescence progressive des cellules nerveuses. Les chercheurs examinent actuellement des façons de diminuer ou de prévenir la dégénérescence des neurones endommagés. Une méthode consiste en l'application de molécules appelées facteurs de croissance des neurones ou l'utilisation de médicaments qui imitent leurs effets.
Les chercheurs sont également très enthousiastes à l'idée de remplacer les neurones dégénérés par des cellules souches dérivées de la moelle et d'autres tissus qui ont été induits à se transformer en neurones. Cependant, les chercheurs se préoccupent des questions d'éthique entourant l'utilisation des cellules souches et la législation canadienne à ce sujet est en suspens.
Certaines études dans le domaine de l'hormonothérapie substitutive démontrent que les femmes postménopausées qui prennent de l'oestrogène courent moins de risque de développer la maladie d'Alzheimer. D'autres recherches montrent que les femmes atteintes de la maladie d'Alzheimer et traitées avec de l'oestrogène ne montrent aucun signe d'amélioration et l'état de certaines pourrait même décliner. Actuellement, la recherche est peu concluante sur le rôle que pourrait jouer l'oestrogène, le cas échéant, dans la maladie d'Alzheimer.
Les chercheurs se demandent présentement si la vitamine E et les suppléments en sélénium (un élément trace semi-métallique) peuvent aider à prévenir la perte de mémoire associée avec la maladie d'Alzheimer. On croit que ces antioxidants aident à endiguer la détérioration cellulaire associée avec la maladie d'Alzheimer. Certaines études démontrent que la vitamine E ralentit les déficits fonctionnels au stade modéré de la maladie d'Alzheimer. Présentement, il n'existe pas suffisamment de données pour recommander l'utilisation de la vitamine E dans le traitement de la maladie d'Alzheimer.
On croit que les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer ont des niveaux moindres d'acide gras oméga 3 acide docosahexaenoic (DHA), une chaîne d'acides gras polyinsaturés qu'on trouve dans les cellules cérébrales. Les chercheurs canadiens étudient les effets des suppléments en acide gras omega-3 sur les niveaux sanguins et leurs liens avec la maladie d'Alzheimer.
On attribue au ginkgo biloba, utilisé en médecine traditionnelle chinoise, des qualités anti-oxydantes et anti-inflammatoires. Cependant, les effets du ginkgo biloba sur la maladie d'Alzheimer ne sont pas clairs.
C'est un moment palpitant pour la recherche sur la maladie d'Alzheimer. Au cours des 15 dernières années, de grands progrès ont été faits et il ne fait pas de doute que des percées importantes sont à l'horizon.
La Société Alzheimer du Canada est la source principale de financement de la recherche et de la formation des chercheurs sur la maladie d'Alzheimer au Canada. En 2006, la Société et ses partenaires ont octroyé près de trois millions de dollars en subventions de recherche, somme qui a été divisée également entre les domaines de la recherche biomédicale et de la recherche psychosociale. Les scientifiques canadiens se classent parmi les meilleurs du monde et les projets dans essentiellement tous les domaines clés de la recherche dont nous discutons ci-dessous sont actuellement ou ont récemment été soutenus par le Programme de recherche de la Société Alzheimer.
Le présent feuillet de recherche ne présente qu'un échantillon de l'information disponible. Pour obtenir un bilan complet de la recherche actuelle sur la maladie d'Alzheimer, veuillez visiter le site www.alzheimer.ca et télécharger le Rapport sur la maladie d'Alzheimer et la recherche actuelle.
La maladie d'Alzheimer est une maladie du cerveau dont les caractéristiques principales sont la détérioration progressive des facultés mentales et de la mémoire.
Dans la maladie d'Alzheimer, une multitude de points ou de plaques denses et de forme irrégulière se développent dans tout le cerveau, et des écheveaux qui ressemblent à des fils apparaissent dans les cellules cérébrales. Les plaques et les écheveaux entraînent la mort des cellules et le rétrécissement du cerveau.
Les chercheurs qui travaillent dans le domaine biomédical essaient de comprendre plus précisément comment les changements nuisibles se déclenchent et se poursuivent dans le cerveau Alzheimer en vue de découvrir des traitements qui préviendront leur apparition. Ils s'intéressent également à diverses méthodes qui favorisent la réparation du cerveau.
Les plaques dans le cerveau Alzheimer sont créées par une protéine du nom de bêta amyloïde (A bêta) résultant de la division d'une molécule protéinique plus large du nom de APP. L'APP et la bêta-amyloïde sont toutes deux présentes dans un cerveau normal. Le problème fondamental dans la maladie d'Alzheimer est l'accumulation de quantités anormalement élevées de A bêta qui surchargent les enzymes et les autres molécules dont la fonction est de s'en débarrasser.
Les chercheurs étudient des médicaments qui empêcheront les enzymes de diviser la molécule et produire la A bêta, des médicaments qui empêcheront l'amyloïde de former des dépôts sous forme de plaques ainsi que des médicaments qui pourraient renforcer l'efficacité du système d'élimination. De nombreux médicaments parmi ceux à l'étude font actuellement l'objet d'essais cliniques et représentent des voies prometteuses de traitement à long terme de la maladie d'Alzheimer.
Les chercheurs étudient aussi comment survient l'anomalie qui cause les écheveaux et ils sont déjà en train de concevoir des médicaments qui en préviendront le déclenchement. On s'attend à ce que des essais cliniques commencent dans un proche avenir.
Les développements sont prometteurs pour ce qui est de la recherche d'un vaccin contre l'Alzheimer. Le premier essai, qui a montré des résultats positifs auprès des modèles de souris, a été interrompu tôt dans sa première phase d'essai chez les êtres humains en 2002 en raison du développement chez quelques participants d'une inflammation cérébrale potentiellement mortelle. Cependant, on étudie activement - et on a découvert - de nouveaux anticorps qui ne devraient pas avoir des effets négatifs dans le cerveau des être humains.
On étudie de nombreuses nouvelles méthodes qui pourraient aider à poser un diagnostic plus précoce de la maladie d'Alzheimer, avec une plus grande facilité et précision. On examine plus particulièrement des techniques d'imagerie non effractives et de nouvelles méthodes pour mesurer l'amyloïde dans le sang et dans le liquide céphalorachidien. En outre, on pense que le rythme cérébral et les changements chimiques dans la peau et l'urine pourraient aider à poser un diagnostic précoce.
La maladie d'Alzheimer semble se développer quand l'effet combiné de nombreux facteurs de risque, dont l'âge, l'hérédité, le style de vie et les facteurs environnementaux, nuit au fonctionnement des mécanismes naturels de réparation et de guérison des cellules du cerveau. C'est pourquoi un nombre croissant de recherches porte sur l'examen plus approfondi des facteurs de risque qu'on estime être la cause de la maladie, de même que les choses que les personnes peuvent faire pour réduire leur risque de développer la maladie. Jusqu'à présent, les études indiquent que les activités qui stimulent le cerveau, les activités sociales, un style de vie sain et la protection de la tête contre les blessures pourraient aider à réduire le risque de développer la maladie d'Alzheimer.
1. La recherche sur les cellules souches : Les cellules souches sont des cellules spéciales provenant de la moelle épinière et d'autres tissus qui ne se sont pas encore transformées en cellules adultes spécifiques comme une cellule nerveuse ou une cellule musculaire. Les chercheurs ont déterminé comment stimuler les cellules souches de manière à ce qu'elles se transforment en cellules nerveuses et ils s'efforcent de résoudre le problème difficile de leur introduction dans le cerveau des être humains pour remplacer les neurones perdus en raison de maladies telles la maladie d'Alzheimer.
2. Promouvoir la réparation du cerveau : Même lorsqu'on aura découvert un traitement qui réussira véritablement à soigner la maladie d'Alzheimer, il restera nécessaire de réparer les dommages que le cerveau a subis. C'est ici qu'une catégorie de substance du nom de « facteurs de croissance » prend toute son importance. Un facteur de croissance crucial est le facteur de croissance du tissu nerveux ou le NGF. Les premiers résultats des études qui portent sur l'utilisation potentielle du NGF chez les personnes qui sont atteintes de la maladie d'Alzheimer sont prometteurs, tant pour la conservation des cellules nerveuses que pour l'amélioration de la cognition.
3. La maladie d'Alzheimer et le diabète : De nouvelles techniques de recherche et d'imagerie du cerveau ont révélé que la détérioration du cerveau est probablement due au fait que le cerveau lui-même est dans une sorte d'état diabétique, même si la personne ne souffre pas de diabète dans le sens normal du terme. Les chercheurs font actuellement l'essai de nouveaux médicaments contre le diabète afin de découvrir s'ils peuvent réduire les anomalies du cerveau des personnes qui ont la maladie d'Alzheimer mais qui ne sont pas diabétiques.
4. La déficience cognitive légère (DCL) : La recherche a fait des progrès importants concernant la DCL, trouble qui comporte une détérioration cognitive ou de la mémoire, mais aucun autre symptôme de maladie évolutive qui affecte les activités quotidiennes de la personne. On estime que 85 pour 100 des personnes qui reçoivent le diagnostic de DCL développent la maladie d'Alzheimer dans les dix années suivantes. La recherche sur la DCL pourrait peut-être fournir des pistes permettant de poser le diagnostic précoce de la maladie.
5. Les statines : On étudie des agents, du nom de statines, qui réduisent le taux de cholestérol afin de découvrir s'ils offrent un moyen sûr et efficace de ralentir l'évolution de la maladie d'Alzheimer, de même que de savoir si l'utilisation à court terme des statines affectera les niveaux anormalement élevés de la protéine A bêta chez les personnes à risque de développer la maladie d'Alzheimer.
6. Les agents anti-inflammatoires : Les chercheurs continuent à étudier si la prise régulière d'agents antinflammatoires, comme de l'aspirine et des médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens, diminue le risque de développer la maladie d'Alzheimer.
Les chercheurs qui s'intéressent à la recherche psychosociale s'efforcent de déterminer les facteurs personnels, sociaux et environnementaux qui affectent les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer, en vue d'améliorer les techniques de soins et la qualité de la vie, tant des personnes atteintes de la maladie que de leurs aidants. Une méthode très importante dans ce domaine pour les personnes atteintes de la maladie est la rééducation cognitive qui vise à améliorer l'activité mentale et la mémoire à l'aide de traitements autres que médicamenteux.
Pour obtenir de l'information plus détaillée, communiquez avec :
Stéphanie Bazot
Médias et Communications
Fédération québécoise des sociétés Alzheimer
514-369-7891 #224
bazot-fqsa@alzheimerquebec.ca
La recherche se poursuit sur les moyens de maintenir la qualité de vie de la personne atteinte de la maladie d'Alzheimer. Puisque le diagnostic est posé à un stade de plus en plus précoce de la maladie et que des traitements existent pour venir à bout de certains de ses symptômes, les personnes atteintes peuvent participer activement aux recherches et peuvent partager, de première main, ce que cela signifie de vivre avec une maladie progressive.
La maladie d'Alzheimer touche également aux soignants dans les familles qui, à mesure que la maladie progresse, doivent parfois assurer des soins à temps plein. Les chercheurs essaient d'améliorer les techniques de soins pour assurer une qualité de vie optimale à la personne atteinte et au soignant. La recherche porte par exemple sur les tâches du soignant et sur les moyens de composer avec quelqu'un qui doit mettre un terme à la conduite automobile.
Pour faire face aux besoins des personnes atteintes de la maladie et de leur famille, il faut leur offrir des programmes et des services adéquats. Les chercheurs examinent les meilleurs moyens de procéder en ce qui a trait aux services de répit, aux types d'hébergement et à la qualité de vie dans les établissements de soins de longue durée.
La maladie d'Alzheimer soulève des questions d'éthique en ce qui a trait à la prise de décision, à la conduite automobile et à la participation à la recherche. Ces questions épineuses continuent de mettre au défi tous les concernés : la personne atteinte, la famille et les professionnels des soins de santé.
Programme de recherche de la Société AlzheimerLa Société Alzheimer est l'une des principales sources de financement de la recherche et de la formation des chercheurs sur la maladie d'Alzheimer au Canada. En 2002, la Société a accordé 40 nouvelles bourses de recherche et de formation pour une somme de près de 3,4 millions de dollars. Le programme de recherche de la Société Alzheimer est une source majeure de financement de la recherche biomédicale et de la recherche psychosociologique.
Les chercheurs financés par la Société Alzheimer ont mis en lumière certains des aspects cruciaux de la maladie d'Alzheimer et ont fait des contributions remarquables en matière de génétique moléculaire, d'inflammation du cerveau, de mort des cellules et de soins de santé. Parmi eux, nous trouvons certains des meilleurs chercheurs du Canada et du monde entier dans le domaine de la maladie d'Alzheimer.
Les demandes de bourses de recherche sont examinées annuellement dans le cadre d'un processus exhaustif d'évaluation par des pairs et avec la participation d'examinateurs de l'Amérique du Nord et d'ailleurs.
Le programme de recherche de la Société Alzheimer reçoit des dons des sociétés Alzheimer provinciales et régionales du Canada, de particuliers et d'entreprises, notamment des dons très importants de Extendicare Healt Services Inc., de Joey's Only Seafood Restaurants, du Dr et de Mme Albert Spatz, de M. et Mme James et Bernice Putnam et de Mme Damarais Robinson.
La Société Alzheimer, en partenariat avec l'Institut du vieillissement (les Instituts de recherche en santé au Canada (IRSC)) et NeuroScience Canada, a annoncé deux nouveau programmes qui permettront aux jeunes chercheurs de poursuivre leur formation de recherche dans des laboratoires établis et de constituer de nouvelles équipes de recherche qui étudient le diagnostic et le traitement de la maladie d'Alzheimer.
La Société Alzheimer et l'Institut du vieillissement (IRSC) parrainent en coparticipation un programme de subventions pour financer de nouveaux projets de recherche prometteurs de scientifiques en début de carrière. Ces programmes visent à encourager les jeunes scientifiques talentueux à poursuivre une carrière de recherche sur la maladie d'Alzheimer.
La Société Alzheimer a également formé un partenariat avec AstraZeneca Canada, AstraZeneca USA et Rx&D (IRSC) pour offrir en commun un programme de financement dans le domaine des mécanismes biologiques et du traitement de la maladie d'Alzheimer.
La Société fait équipe avec la Fondation des infirmières et infirmiers du Canada, dans le cadre d'un partenariat sur les soins infirmiers, afin d'offrir un programme de financement dans le domaine des soins appliqués à la maladie d'Alzheimer.
Le financement de la recherche sur la maladie d'Alzheimer au Canada demeure insuffisant. Avec le vieillissement des baby boomers, on estime qu'il y aura plus de 750 000 Canadiens et Canadiennes atteints de la maladie d'Alzheimer ou d'une affection connexe en 2031, si un traitement curatif n'est pas trouvé.
Groupe de travail de l'Étude canadienne sur la santé et le vieillissement : Canadian study of health and aging : study methods and prevalence
of dementia. JAMC 1994; 150, p. 899 à 913
Groupe de travail de l'Étude canadienne sur la santé et le vieillissement : Risk Factors for Alzheimer's Disease : A Prospective Analysis from
the Canadian Study of health and Aging. AJE 2002; 156, p. 445 à 453.
Supplément, Le journal canadien des sciences neurologiques; Conférence canadienne de consensus sur la démence, Volume 28 (Supplément 1),
février 2001. (Un résumé de l'article est présenté à www.cjns.org/28febsuppl.html
Patterson CJS, Gauthier S, Bergman H, et al. Diagnostic, évaluation et traitement de la démence : conclusions de la Conférence canadienne de
consensus sur la démence. JAMC1999; 160 (12 Suppl.). (Également disponible à www.cma.ca/cmaj/vol-160/issue-12/dementia/index.htm)
Documentation connexe offerte par la Société Alzheimer du Canada (également disponible à
www.alzheimer.ca :
Lignes directrices sur l'éthique
La maladie d'Alzheimer et l'hérédité
Les facteurs de risque de la maladie d'Alzheimer
La progression de la maladie d'Alzheimer
Les feuillets sur les affections connexes
Essais cliniques des médicaments pour le traitement de la maladie d'Alzheimer au Canada
AriceptMC (aussi connu sous le nom de donepezil ou E2020)
Exelon MC (aussi connu sous le nom de rivastigmine)
Reminyl MC (aussi connu sous le nom de bromhydrate de galantamine)
Déclaration de la Société Alzheimer sur la recherche sur les cellules souches
Le présent document d'information comporte quelques-uns des points les plus importants de la recherche
sur la maladie d'Alzheimer (à la date de parution de janvier 2003).
Pour de plus amples renseignements, communiquez avec :
Fédération Québécoise des sociétés Alzheimer
(514) 369-7891
Stacey Johnson
Société Alzheimer du Canada
(416) 488-8772
1 800 616-8816